La qualité de mobilité: Quelques généralités et pourquoi c’est si important de la travailler.
Mobilité/Souplesse : quelles relations ?
La souplesse et la mobilité sont des qualités physiques intrinsèquement liées. Mais, ces 2 termes ne parlent pas tout à fait de la même chose. Clarifions cela.
Être souple, c’est être capable d’aller chercher des amplitudes articulaires maximales sous l’action de la pesanteur ou d’une force extérieure (personne qui vous assiste ou traction avec un élastique par exemple).
Être mobile, c’est être capable de mieux bouger de manière volontaire, contrôlée et équilibrée dans des amplitudes articulaires importantes. C’est bouger plus librement et plus facilement.
La qualité de mobilité englobe donc celle de la souplesse mais elle comprend aussi de l’équilibre, du contrôle moteur et de la force. Ainsi, la souplesse fait partie de la mobilité.
Je pourrai vous donner l’image d’une personne qui réalise le grand écart au sol (elle est souple) et celle d’une autre personne qui positionnée debout tend sa jambe en l’air pour réaliser un coup de pied à la verticale (elle est mobile). Vous comprenez aisément que réaliser un coup de pied dans ces conditions exige certes de la souplesse mais aussi de l’équilibre, du contrôle moteur et de la force pour tenir dans cette position.
Alors bien évidemment, tout le monde n’a pas l’intention de réaliser des coups de pieds à la verticale. Mais chacun/chacune doit avoir une mobilité compatible avec ses besoins.
Bouger en fonction de nos besoins pour retrouver ou garder un état de mieux-être et vivre pleinement, sans restriction :
Nous avons chacun une façon de bouger, une motricité naturelle avec des points forts et des points faibles. Si ces points faibles limitent trop le mouvement par rapport à nos besoins (de la vie quotidienne ou par rapport à des exigences sportives), qu’ils génèrent de la douleur ou de la blessure, il faut agir pour retrouver une bonne mobilité.
- Il n’est pas normal que tant de personnes aient mal au dos et/ou aux cervicales.
- Il n’est pas normal que si peu de gens puissent se mettre accroupi ou porter sereinement ses courses ou son enfant.
- Il n’est pas normal que l’on ne puisse pas courir ou sauter confortablement et en toute sécurité quel que soit son âge.
- Il n’est pas normal d’avoir à choisir les mouvements que l’on peut faire ou ne pas faire.
- Il n’est pas normal d’avoir à compenser et modifier sa posture pour accompagner une tâche motrice simple.
- Il n’est pas normal de ne pas pouvoir bouger comme on l’entend.
- Etc.
Tout cela doit changer. « La douleur n’est pas une fatalité » (Aurélien BROUSSAL-DERVAL dans l’Art du Mouvement, 2018).